Le Bouddhisme – une présentation générale

Les origines du bouddhisme

Dans les alentours de -600 avant J.C., un jeune homme indien qui n’avait jamais manqué de rien nommé Siddhârta Gautama décida d’abandonner le confort dans lequel il vivait à la suite de visions pour le moins troublantes afin d’atteindre la véritable paix intérieure. Vivant dans l’austérité, ce dernier décida un jour de s’offrir un bol de riz avant de s’asseoir sous un figuier ou arbre de bodhi afin d’atteindre l’illumination, aussi connu sous le nom de l’Éveil, ou du moins de mourir en essayant. Le lendemain, le “Bouddha” était né.

Mais qu’est-ce que c’est exactement?

Soyons honnêtes: on ne peut définir exactement ce qu’est le bouddhisme.

Le bouddhisme dit “classique” n’a pas pour vocation d’être une religion, mais certains mouvements bouddhistes sont bel et bien théistes et d’autres même panthéistes. Et si on parle de “foi” dans le bouddhisme, on ne fait aucunement référence à la confiance que l’on peut donner en un être immatériel et supérieur tel qu’un Dieu mais bien en la confiance accordée dans les enseignements (Dharma) du Bouddha. De ce fait, on ne “prie” pas le Bouddha en espérant recevoir de l’aide de sa part, mais bien pour lui rendre hommage, tout comme les rituels durant lesquels les croyants offrent par exemple de la nourriture ou de l’argent sont destinés avant tout aux moines.

Le bouddhisme n’est pas une science à proprement parlé, mais il se concentre sur l’esprit et les expériences de l’esprit, ce qui se rapproche plus ou moins à des études neurologiques.

Le bouddhisme se rapproche de la philosophie antique car il doit entraîner une nouvelle manière de vivre nourrie par l’expérience personnelle. D’ailleurs, le Bouddhisme n’offre pas une vision dualiste du monde mais va au-delà et dispose en ce sens d’une dimension métaphysique en proposant une vision du monde et de ce qui l’entoure à la fois objective et subjective, ce qui n’est pas sans rappeler La Métaphysique d’Aristote.

Le Bouddhisme, finalement, se rapprocherait plus d’une certaine éthique qui consisterait en la suppression des tentations externes qui sont « à l’origine des souffrances universelles ».

Les préceptes et principes fondamentaux

Les croyances bouddhistes suivent plusieurs commandements fondamentaux. L’un d’entre eux est que l’homme lui seul est responsable de ce qui lui arrive, tout comme lui seul est capable de s’aider. De ce fait, le bouddhisme a une vision du pêché fondamentalement différente de celle que peuvent avoir les religions. En effet, le pêché est perçu comme une erreur impersonnelle et réparable.

Le principe de non violence est aussi un principe primordial du bouddhisme qui motive d’ailleurs le végétarisme des moines.

Le principe de la réincarnation est aussi un enseignement fondamental du bouddhisme. En effet, les bouddhistes croient en la réincarnation indéfinie des êtres vivants, chaque réincarnation étant dépendante des accomplissements de la vie antérieure.

A savoir que les principes et préceptes fondamentaux du bouddhisme ne sont pas à adopter tels qu’il sont transmis, mais doivent être vérifiés par l’expérience personnelle, car ils ne font pas office de vérités mais doivent être objet à la méditation.

Le but ultime de la vie d’un bouddhiste est de parvenir à l’Éveil tel qu’ils le conçoivent, et ainsi devenir eux-mêmes des «Bouddhas». Les préceptes bouddhistes laissent entendre que chacun est capable de se soustraire à sa souffrance pour expérimenter l’Éveil. Pour y parvenir, les bouddhistes doivent emprunter la «voie du milieu», une voie de justesse.

L’Éveil

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L’Eveil

L’Éveil consiste en la compréhension totale du monde qui nous entoure, de la réalité du monde et de la façon dont il fonctionne. Une infinie sagesse doublée d’une infinie connaissance, en soi. Un personne qui a atteint l’Éveil est extérieure à sa condition physique, elle transcende les limites physiques de son corps et est capable de se projeter en dehors de sa cage charnelle par la force de son esprit.

Et au Vietnam?

Le bouddhisme aurait été introduit au Vietnam vers le fin du IIème siècle autant par voie terrestre que maritime sous sa forme Theravada et Mahayana. Il y connu son apogée du XIIème au XIIIème siècle où le Bouddhisme était ancré dans la sphère politique, devenu religion nationale. Le Bouddhisme céda sa place en politique à l’arrivée du confucianisme mais restera très ancré dans la culture populaire, et ce encore aujourd’hui. Les vietnamiens, qu’ils soient bouddhistes ou non, visitent les temples plusieurs fois par an, et leur comportement au quotidien est largement influencé par le Bouddhisme.

Cet article, faute d’être complet, a surtout été écrit afin de vous faire un peu plus comprendre pourquoi le peuple vietnamien agi de telle ou telle façon, à l’instar de l’article sur Confucius. Je suis loin d’être une experte en analyse comportementale, et encore moins en culture vietnamienne, et je n’écris que sur ce que j’observe, je remarque et sur ce que les locaux peuvent me transmettre.

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